Mots d'amour

J'avais envie de te voir : 30 messages qui ne demandent rien

30 messages pour dire j'avais envie de te voir après une rencontre, ou j'ai envie de te voir quand on compte les jours. L'élan sincère, sans rien demander.

Le message existe avant même que tu sois rentré : « j'avais envie de te voir », tapé dans le bus du retour, effacé au premier feu rouge, retapé au deuxième (le troisième arbitrera). Tu le trouves tour à tour trop direct et pas assez, comme si une phrase pouvait défaire une soirée qui venait pourtant de si bien se passer.

Ce qui te retient n'est pas la phrase, c'est la peur qu'elle pèse : qu'un élan sincère se mette à ressembler à une attente, et ton envie à une dette posée sur quelqu'un que tu commences à peine à connaître. Alors pose la distinction une bonne fois : « tu me manques » regarde en arrière et réclame, l'envie de te voir regarde devant et propose.

Dire l'envie sans rien demander ne met rien sur les épaules de l'autre, ça laisse une porte ouverte, et une porte ouverte n'a jamais convoqué personne. Les trente messages qui suivent tiennent cette ligne, de l'aveu du lendemain aux kilomètres qui comptent les jours.

J'avais envie de te voir, l'aveu d'après la rencontre

Le message d'après un premier rendez-vous n'a pas besoin d'être brillant, la soirée s'en est chargée. Le passé fait le travail de la pudeur : l'envie y est entière, posée comme un aveu qui n'attend rien en retour.

Tendreà peine rentré

Je ne l'ai pas dit tout à l'heure, alors je l'écris : j'avais envie de te voir. Depuis mardi, pour être honnête.

Complicedepuis le quai

Mon métro est passé deux fois pendant qu'on n'arrivait pas à se dire au revoir. J'avais envie de te voir, ça se confirme.

Joueuren fermant la porte

Voilà, je suis rentré, tout s'est bien passé, sauf que la soirée avait un défaut : elle s'est arrêtée.

Tendrequelques heures après

Mon manteau sent encore le café où on était. Je ne l'ai pas enlevé tout de suite, je l'avoue.

Sincèrele lendemain matin

Je t'ai dit hier que je finissais tôt par hasard. En vrai, j'avais déplacé deux rendez-vous. J'avais envie de te voir.

Joueuraprès la troisième fois

Troisième fois qu'on se quitte sur un « à bientôt » sans préciser. Je vote pour que bientôt arrive vite.

Tendreen repassant devant

Je suis repassé devant le banc où on a fini la soirée. Il ne m'avait rien fait, avant toi, ce banc.

Sincèreau moment de dire bonne nuit

Bonne nuit. Et pour tout dire, j'avais envie de te voir bien avant de me trouver une bonne raison.

J'ai envie de te voir en pleine semaine, quand samedi est trop loin

Le couple qui se quitte le dimanche sur un « à samedi » connaît ce creux du milieu de semaine, quand le prochain rendez-vous est certain mais lointain (le dimanche, on est brave ; le mardi, beaucoup moins). Ces messages ne réclament rien, ils tiennent la semaine, comme les messages je pense à toi tiennent le quotidien.

Joueurun mardi soir de pluie

On est mardi et samedi traîne des pieds. J'ai envie de te voir, je préfère te prévenir.

Compliceen cuisinant pour un

J'ai cuisiné pour deux par réflexe. Il reste donc une assiette pleine et une place en face, si jamais.

Joueurmercredi, jour charnière

Mercredi, officiellement plus près de samedi que de dimanche dernier. C'est le genre de calcul que tu me fais faire.

Compliceen réunion

Réunion depuis 14h, j'ai dessiné un petit samedi dans la marge de mon cahier. J'ai envie de te voir, ça déborde sur mes notes.

Joueurau marché

Le vendeur du marché m'a demandé où tu étais. Même lui trouve la semaine longue.

Complicedevant la série en pause

Notre série est en pause depuis dimanche, à la minute où tu es parti. Elle t'attend, et je ne fais pas mieux.

Tendreen rangeant les courses

J'ai acheté le vin de samedi, il est posé sur la table. On est deux à t'attendre, maintenant.

J'ai envie de te voir, la distance qui compte les jours

À distance, l'envie a une date, un billet, et entre les deux des jours qui n'avancent pas tous à la même vitesse (les Inuits ont un mot, iktsuarpok, pour cette attente qui guette l'arrivée). Ces messages disent j'ai hâte de te revoir plutôt que tu me manques : la hâte regarde devant.

Joueurau réveil, deux fuseaux

J'ai encore calculé l'heure qu'il est chez toi avant de regarder la mienne. Mon fuseau horaire préféré, c'est le tien.

Tendrele soir, téléphone en main

J'ouvre le billet dans mon téléphone presque chaque soir, juste pour vérifier qu'il existe. J'ai hâte de te revoir.

Joueurdevant le calendrier

J'ai arrêté de compter en semaines, je compte en dodos maintenant. Neuf. Regarde ce que tu as fait de moi.

Sincèreliste en cours

J'ai commencé une liste des choses à te dire de vive voix. Elle ne tient déjà plus sur une page.

Tendreen payant mon café

Le ticket de métro de ta dernière visite est toujours dans mon portefeuille. Je le garde jusqu'à la prochaine.

Joueurla valise sortie tôt

La valise est déjà sortie de sous le lit. C'est beaucoup trop tôt, je sais, mais elle me met de bonne humeur.

Sincèresur le quai

Un couple s'est retrouvé sur le quai juste devant moi ce matin. J'ai pensé au nôtre, de quai, dans dix-neuf jours.

Sincèrele dernier soir avant

Demain à cette heure-ci, la gare, ton écharpe, et plus aucun kilomètre. Je ne dors pas et je ne veux même pas.

Les audacieux tendres, pour dire l'envie en face

Il arrive un moment où le prétexte devient plus encombrant que l'aveu. Ces sept-là ne s'habillent d'aucun hasard : ils disent l'envie en face, et c'est toute leur audace.

Francsans préambule

Pas de détour ce soir, j'ai envie de te voir. Rien à répondre d'urgence, c'était juste trop vrai pour le garder pour moi.

Joueurau retour d'une soirée

Il y avait du monde ce soir, et j'ai passé la soirée à penser à quelqu'un qui n'y était pas. Devine.

Tendreen regardant la météo

Jeudi, il paraît qu'il fera beau. Si tu es libre, je connais une terrasse exposée plein ouest. Sinon, l'envie sait attendre.

Audacieuxun soir chez moi

Je cuisine moyennement, mais j'ai une table, deux chaises et très envie de te voir en face de moi, si un soir te va.

Sincèreaprès des jours à hésiter

Je pourrais attendre que ça passe. Je n'ai pas envie que ça passe. J'ai envie de te voir.

Audacieuxen pleine journée

Là, tout de suite, je quitterais tout pour un café d'une heure avec toi. C'est déraisonnable et je l'assume très bien.

Franctroisième brouillon

Ça fait trois fois que j'écris ce message autrement. Toutes les versions disaient pareil : j'ai envie de te voir.

Ce que j'avais envie de te voir dit vraiment, et quoi répondre

Si c'est toi qui l'as reçu, lis-le pour ce qu'il est : tu as continué d'exister dans la soirée de quelqu'un après la fin de la soirée. La phrase avoue tout et ne convoque rien, tu restes libre de ta réponse et de sa vitesse. Trois réponses valent mieux qu'un pouce levé :

  • Renvoie l'aveu si tu le partages : moi aussi, et je n'osais pas l'écrire en premier.
  • Donne ta version de la soirée : ta façon d'imiter le serveur m'a suivi sur tout le trajet du retour.
  • Et si tu ne le partages pas, accueille sans promettre : merci de me l'avoir dit comme ça. Un merci franc vaut mieux qu'une porte entrouverte par politesse.

Et si c'est toi qui hésites encore à l'envoyer, il reste la vieille règle des 24 ou 48 heures, censée t'éviter de passer pour insistant : elle protège ceux qui jouent, pas ceux qui aiment. Un sms pour dire j'ai envie de te voir n'a pas d'heure réglementaire : il part quand l'envie arrive.


Un de ces trente partira ce soir, et ce sera le bon, parce qu'il sera vrai au moment de l'envoyer. Mais quand l'envie a une date, elle change de nature : elle devient une attente amoureuse qu'on peut compter, et ce qui se compte peut s'offrir. Trente jours avant de se revoir, trente mots écrits d'avance, un par matin (le dernier se dira en face).

Des jours à compter avant de se revoir ?

Cache un mot derrière chaque jour d'attente, et laisse-le ouvrir une surprise chaque matin jusqu'aux retrouvailles.

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Guillaume

Développeur web, créateur d'Unveil. J'ai construit le cadeau que j'aurais voulu pouvoir offrir — un calendrier qui transforme l'attente en moments de bonheur quotidien.

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