Message d'amour pour un homme : 42 textes qui restent
Tu cherches un message d'amour pour un homme et tout sonne déjà entendu ? 42 textes rangés par moment : mots doux, distance, poèmes, longs textes, jours durs.
Il conduit, et au feu rouge il tape deux fois sur le volant, comme à chaque chanson qu'il connaît par cœur. Tu te tournes pour lui dire un truc précis, et ce qui sort c'est "t'as rappelé le garage ?".
Tu cherches un message d'amour pour un homme, et tout sonne comme ces chansons-là. Les messages d'amour originaux ne manquent pas, et les mots pour elle encore moins. Ils ne sont juste pas écrits pour lui. La dernière carte, il l'a rangée dans sa veste en trois secondes. Ce n'est pas que tu écris mal : on écrit si peu aux hommes que personne ne t'a dit à quel volume on leur parle d'amour.
Petits mots doux pour lui, ceux qui partent sans raison
Pas d'occasion, pas d'anniversaire, rien à rattraper. Juste un mardi, lui dans une journée qu'il ne racontera pas ce soir, et son téléphone qui vibre pour rien. Ses réveils et ses fins de soirée ont déjà leur page, les messages du matin d'un côté et les messages de bonne nuit de l'autre : ce qui suit appartient aux heures du milieu. Un compliment général glisse sur lui, un détail qu'il croyait invisible reste des semaines.
Tu as fermé la porte doucement pour ne pas me réveiller. Je t'ai entendu quand même.
Je n'ai aucune nouvelle à raconter. Je voulais juste être dans ta journée deux secondes.
Tu avais raison pour le raccourci de samedi. Je le dis une fois, ne t'y habitue pas.
Le voisin m'a demandé si tu allais bien. Tu manques à des gens qui ne te le diront jamais.
Je pense à ta nuque. C'est tout. Reprends ce que tu faisais.
J'ai mis ta playlist, celle avec le morceau que tu montes toujours trop fort au deuxième refrain.
Trois questions différentes ce matin, trois fois on verra. Je vais le faire broder sur un coussin.
Tu m'as expliqué ton projet dimanche. Je n'ai pas tout compris, j'ai adoré t'écouter.
Bonne chance pour ton 11h. Parle-leur comme tu me parles, ils vont suivre.
J'ai pensé à toi devant le rayon des tomates. Ce n'est pas romantique, c'est arrivé quand même.
Ton frère dit que tu es de bonne humeur en ce moment. J'ai fait semblant de ne pas savoir pourquoi.
J'ai pris le pain du bout de la rue, pas celui du supermarché. Tu vois lequel.
Ton pied a trouvé le mien sans que tu regardes. Tu fais ça depuis quatre ans.
Personne ne plie une serviette aussi mal que toi. Ne change rien.
Je t'aime plus fort les semaines où il ne se passe rien.
Message d'amour pour un homme qui est loin
Trois nuits, une semaine, ou huit cents kilomètres toute l'année. La distance ne change pas ce que tu ressens, elle change l'heure à laquelle ça tombe (le manque arrive rarement quand ça t'arrange). Il les lira au réveil, seul dans une chambre qui n'est pas la vôtre.
Le quai s'est vidé en trente secondes et je n'ai pas bougé pendant une minute entière. Tu es parti depuis onze minutes.
Trois nuits que je laisse la radio allumée dans le salon pour qu'il y ait une voix dans la maison. Ce n'est pas la bonne, mais c'est mieux que le silence.
Il est 23h chez moi, et chez toi c'est déjà demain. J'aime l'idée que tu voies ma journée avant moi, et que tu me dises si elle vaut le coup.
Je collectionne des photos idiotes pour toi depuis lundi : un chien mal coiffé, une pancarte pleine de fautes, un pigeon très sûr de lui. Tu me manques par morceaux.
Chambre 412. Je n'avais aucune raison de retenir ce numéro et pourtant il est là, comme si le savoir te rapprochait de deux mètres.
Ce qui me manque, ce ne sont pas les grands moments. C'est toi qui râles contre le tiroir qui coince pendant que je fais semblant de ne pas entendre.
Tu n'as pas besoin de me raconter ta journée si tu es vidé. Envoie-moi juste une photo de ce que tu vois par la fenêtre.
Ne t'excuse pas pour l'heure. Réveille-moi, même à trois heures du matin, même si je grogne. Je préfère mille fois ça au silence de demain matin.
Plus que neuf jours. Je te le dis sans te mettre la pression : compter me fait du bien depuis que je sais qu'il y a une fin.
Demain à 18h40, tu passes cette porte. J'ai déjà répété le moment une quinzaine de fois dans ma tête, et à chaque fois je ne dis rien, je te regarde.
Poème d'amour pour lui, cinq textes courts
Il y a des soirs où la phrase ne suffit pas. Un poème d'amour pour lui n'a pas besoin de rimer (la rime sonne carte de vœux, il le sentira). Cinq textes à recopier tels quels, ou à finir toi-même.
Tu as une cicatrice au pouce
et tu racontes toujours mal comment.
Trois soirs différents, trois versions.
Je les connais toutes,
je n'en corrige aucune.
Six cents kilomètres,
et ta chemise sur le dossier de la chaise
qui ne sait pas encore
que tu ne rentres pas ce soir.
Tes mains savent des choses
que tu n'expliques à personne :
le robinet qui goutte,
le nœud de cravate d'un gamin,
mon dos quand j'ai mal dormi.
Je ne t'ai jamais dit merci pour ça.
Il y a des soirs où tu ne dis rien.
Avant, je croyais que c'était contre moi.
Maintenant je sais que ton silence
est le seul endroit où tu as le droit de tout poser.
Je ne promets pas grand-chose.
Juste d'être là
quand la pièce se vide,
et de savoir encore
comment tu prends ton thé.
Long texte d'amour pour lui, quand le soir compte
Celui-là ne se tape pas entre deux portes. Il s'écrit assis, un soir précis, et il part entier comme une lettre d'amour pour lui, pas découpé en quatre messages qui se bousculent. Un long texte d'amour pour lui ne cherche pas à impressionner, il cherche à être relu.
Le soir de son anniversaire, quand tout le monde est parti
Il est tard, la table n'est pas débarrassée, et la maison a repris sa taille normale. Je voulais te dire quelque chose avant que tu t'endormes, et je préfère l'écrire, parce qu'à voix haute je vais bafouiller.
Je t'ai regardé toute la soirée faire ce que tu fais toujours : remplir les verres des autres, vérifier que personne n'est laissé de côté, rire trop fort à une blague moyenne pour que celui qui l'a racontée ne se sente pas bête. Tu ne t'en rends même pas compte. Moi si.
Ce que je te souhaite cette année, ce n'est pas grand-chose. Juste que quelqu'un fasse pour toi ce que tu fais pour tout le monde. Je m'en occupe.
La veille de son départ, quand le sac est déjà fait
Ton sac est posé dans l'entrée depuis hier soir, et je passe devant vingt fois par jour en faisant un détour d'un mètre, comme si le contourner retardait le départ.
On va très bien s'en sortir tous les deux, ça je le sais déjà. Tu vas me manquer d'une façon précise et bête : ta manière de faire du bruit en fermant les placards, le fait que tu répondes aux gens à la télé. Je ne sais pas comment on dort sans quelqu'un qui respire mal à côté de soi. Je vais apprendre.
Pars tranquille. Je garde tout en état, y compris moi. Et reviens avec des histoires, même les plus ennuyeuses.
Un soir de semaine, pour ce qu'on n'ose pas dire
Il y a une phrase que je n'arrive pas à te dire en face, alors je l'écris. Tu la liras seul, ce qui vaut mieux pour nous deux.
Je t'admire. Pas pour ce que tu réussis, pour la façon dont tu traites les gens qui ne peuvent rien pour toi. Le serveur débordé, le vigile qui s'ennuie, ma mère au téléphone. Je te regarde depuis des années et ça me tire vers le haut sans que tu fasses rien pour ça.
Voilà, c'est dit. Tu n'as pas besoin de répondre. Je voulais juste que ça existe ailleurs que dans ma tête.
Un dimanche de novembre, sans occasion
Personne ne fête rien, on ne s'est pas disputés, il pleut, et tu es dans la pièce d'à côté en train de chercher une clé de douze.
Je l'écris une fois, noir sur blanc, parce qu'on est toujours occupés. Ce qu'on a ne tient pas dans une date : c'est mille cinq cents petits-déjeuners, deux déménagements, une année où on s'est mal parlé, et le soir où tu es venu me chercher à une heure du matin sans poser de question.
Si je devais recommencer, je choisirais cette vie-là. Pas une plus grande, pas une plus intéressante. Celle-ci, avec la clé de douze qui n'est jamais là où tu la cherches et la façon dont tu dis mon prénom quand tu ne me trouves pas dans la maison.
Les jours où il encaisse
Il a raté l'entretien, ou il enterre quelqu'un, ou il tient depuis six mois sans le dire. Il ne demandera rien. C'est le moment où le message ne doit rien réparer, juste rester dans la pièce.
C'était pourri, et tu méritais qu'ils te prennent. Je ne vais pas te dire que c'est mieux comme ça. Je suis là ce soir, et je ne vais rien essayer d'arranger.
Ce poste ne dit rien de toi. Il dit ce qu'une entreprise a décidé un jeudi matin, dans une réunion où tu n'étais même pas invité.
Tu doutes de ton travail en ce moment. Ce que tu vaux n'a rien à voir avec ça, et je sais faire la différence même les jours où toi tu n'y arrives plus.
Arrête de t'excuser d'être fatigué. Il n'y a pas de quota de mauvais jours ici, et personne ne tient les comptes.
Tu tournes en rond dans la cuisine depuis vingt minutes. Je ne te demande rien. Quand tu voudras lâcher ce que tu portes, je serai dans le canapé.
Tu as pleuré devant moi mardi. Rien n'a bougé depuis, sauf que je te connais un peu mieux qu'avant, et ça me va très bien.
Je ne dirai pas qu'il est en paix, je n'en sais rien. Je dirai que je t'ai vu lui tenir la main jusqu'au bout, et que je ne l'oublierai pas.
Pas besoin de répondre à ce message. Il est juste là pour que ton téléphone vibre avec quelque chose qui n'attend rien de toi.
Un message change une soirée. Trente et un, ouverts un par jour jusqu'à une date qui compte (son anniversaire, le soir où il rentre pour de bon), changent un mois : il se réveille en sachant qu'il a un mot de toi à ouvrir. La carte qu'il a rangée dans sa veste, il l'a gardée. C'est ce qui arrive quand on écrit à quelqu'un qu'on ne complimente presque jamais. Le cadeau personnalisé pour un copain commence là.
Un mot par jour jusqu'au soir qui compte
Trente et une phrases dans un calendrier qu'il ouvre chaque matin.
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